Dans les années 60 avec le développement de l'Avion, le Costa Rica, niché au coeur de l'Amérique centrale,
prend timidement conscience que le tourisme peut être une source de
revenus non négligeable. Ses atouts naturels ( 2 façades
maritimes très proches, 110 cratères de volcans, une grande partie du patrimoine naturel protégé) et sa proximité des USA en font une destination au fort potentiel.
Le slogan choisi à l'époque "Le jardin des Amériques" démontre
déjà une volonté de développer un tourisme écologique, dont il sera pionnier.
Sans armée depuis 1948, ce pays consacre son budget à l'éducation, la santé,
l'environnement et à son développement économique.
Sur une superficie égale à un dixième de la France , le pays concentre 4 % de la
biodiversité mondiale. Pourtant, cet "or vert" à failli disparaître une première fois à cause de la déforestation agricole. Dans les années 60, face à une déforestation massive (terres à
l'élevage pour l'exportation de viande), le Costa Rica se décide à créer ses premiers parcs nationaux. Aujourd'hui, plus d'un quart du pays est classé et protégé par ces parcs ou réserves
naturelles.
De nombreuses initiatives d'écotourisme et d'écolodges protégeant des
réserves naturelles voient le jour à partir des années 80.
"Paradis vert" proche d'un Mexique devenu trop touristique, il devient l'une des
destinations phare des amoureux de la nature nord américains.
Résultat : le nombre de touristes fait un bond de 35 % entre 1995 et 2001,
et de 80% entre 2001 et 2007. Aujourd'hui, le pays reçoit 1.8 million de touristes pour 4.5 millions d'habitants. La moitié est américaine, et seulement 25000 français y vont chaque année.
15% du PIB national est attribué au tourisme (plus qu'en France), devant l'exportation de la banane et du café.
Cette forte croissance, si elle engendre les dégats classiques du tourisme (bétonnisation, expropriation, explosion des prix du
foncier, corruption et prostitution) a toutefois permis la création (résiduelle) d'un vrai tourisme alternatif et écologique, que se sont appropriées les communautées rurales.
La force des populations rurales et/ou indigènes est de s'être fédérées
rapidement et d'avoir su créer des réseaux ainsi qu'une offre intégrée, qui assure aux communautés la commercialisation de leurs projets et d'en tirer les bénéfices.
C'est ce type de tourisme que le circuit Tourisme Loisirs Cultures / Iccart/
Echoway vous propose de rejoindre dans des conditions d'échange maximales.
Malheureusement,les projets d'éco-tourisme réels commencent à être noyés dans une
offre peu scrupuleuse et trompeuse. En 20 ans, on est passé d’un éco-tourisme d’initiés, de passionnés, à des éco-touristes du
week end, à qui ont fait croire tout et n'importe quoi. Le Costa Rica, bien qu'il soit le nid de biologistes et de nombreuses bonnes volontés, se transforme en Disneyland de la
biodiversité.
Le slogan actuel « Sin ingredientes artificiales » n'est
vrai que pour cette petite partie de voyageurs éco-solidaires, qui induit d'autres impacts, dans le respect de l'homme et de son environnement !