Le Tourisme au Costa Rica

Samedi 12 janvier 2008
undefined Dans les années 60 avec le développement de l'Avion, le Costa Rica, niché au coeur de l'Amérique centrale, prend timidement conscience que le tourisme peut être une source de revenus non négligeable. Ses atouts naturels ( 2 façades maritimes très proches, 110 cratères de volcans, une grande partie du patrimoine naturel protégé) et sa proximité des USA en font une destination au fort potentiel.

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Le slogan choisi à l'époque "Le jardin des Amériques" démontre déjà une volonté de développer un tourisme écologique, dont il sera pionnier.

Sans armée depuis 1948, ce pays consacre son budget à l'éducation, la santé, l'environnement et à son développement économique. 

Sur une superficie égale à un dixième de la France , le pays concentre 4 % de la biodiversité mondiale. Pourtant, cet "or vert" à failli disparaître une première fois à cause de la déforestation agricole. Dans les années 60, face à une déforestation massive (terres à l'élevage pour l'exportation de viande), le Costa Rica se décide à créer ses premiers parcs nationaux. Aujourd'hui, plus d'un quart du pays est classé et protégé par ces parcs ou réserves naturelles. Costa-Rica--debut-Osa-135.jpg
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De nombreuses initiatives d'écotourisme et d'écolodges protégeant des réserves naturelles voient le jour à partir des années 80.
"Paradis vert" proche d'un Mexique devenu trop touristique, il devient l'une des destinations phare des amoureux de la nature nord américains.
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Résultat : le nombre de touristes fait un bond de 35 % entre 1995 et 2001, et de 80% entre 2001 et 2007. Aujourd'hui, le pays reçoit 1.8 million de touristes pour 4.5 millions d'habitants. La moitié est américaine, et seulement 25000 français y vont chaque année. 15% du PIB national est attribué au tourisme (plus qu'en France), devant l'exportation de la banane et du café.
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Cette forte croissance, si elle engendre les dégats classiques du tourisme (bétonnisation, expropriation, explosion des prix du foncier, corruption et prostitution) a toutefois permis la création (résiduelle) d'un vrai tourisme alternatif et écologique, que se sont appropriées les communautées rurales.
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La force des populations rurales et/ou indigènes est de s'être fédérées  rapidement et d'avoir su créer des réseaux ainsi qu'une offre intégrée, qui assure aux communautés la commercialisation de leurs projets et d'en tirer les bénéfices.
C'est ce type de tourisme que le circuit Tourisme Loisirs Cultures / Iccart/ Echoway vous propose de rejoindre dans des conditions d'échange maximales.

Malheureusement,les projets d'éco-tourisme réels commencent à être noyés dans une offre peu scrupuleuse et trompeuse. En 20 ans, on est passé d’un éco-tourisme d’initiés, de passionnés, à des éco-touristes du week end, à qui ont fait croire tout et n'importe quoi. Le Costa Rica, bien qu'il soit le nid de biologistes et de nombreuses bonnes volontés, se transforme en Disneyland de la biodiversité. 

Le slogan actuel « Sin ingredientes artificiales » n'est  vrai que pour cette petite partie de voyageurs éco-solidaires, qui induit d'autres impacts, dans le respect de l'homme et de son environnement ! 

 

Par Echoway
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Dimanche 30 décembre 2007

  Eclairage :

 

Qu’est ce que le  tourisme communautaire ?

 

 Le tourisme communautaire est une activité économique solidaire qui met en relation une communauté autochtone avec des visiteurs dans une perspective interculturelle, avec la participation consentante de ses membres. Le but est de valoriser le patrimoine culturel et de gérer durablement les ressources naturelles, avec redistribution équitable des bénéfices.

Historique au Costa Rica : 
Dans les années 1970, l'IDA (Instituto de Desarollo Agrario), organisme de l'Etat, donne des terres aux paysans les plus démunis. Ceux ci se regroupent sous forme de coopérative afin de mettre en commun leurs forces, et d'acquérir leurs outils de production, notamment la machinerie agricole.

Dans les années 1990, le tourisme se développe dans tous les recoins du pays. Les coopératives, détentrices d'un patrimoine naturel et culturel intéressant, offrent tout d'abord des services de restauration au tourisme national. 
Le tourisme devient une alternative aux activités traditionnelles, permettant de donner du travail aux femmes et aux jeunes ne désirant pas travailler aux labeurs des champs.
Plusieurs coopératives décident de se lancer dans l'aventure : Elles construisent de petites infrastructures d'accueil (bungalows...), mettent en valeur les ressources naturelles. 

Aujourd'hui, plusieurs réseaux créés par les coopératives ou les représentant comme Actuar, Cooprena, Vacaciones con familias campesinas, font le lien entre les hôtes et les visiteurs. Elles se chargent de former les acteurs des coopératives à accueillir le tourisme, à vendre les services touristiques, à créer des circuits, à trouver des solutions techniques durables pour l'environnement. 

Par Echoway
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